les nouvelles drôles et amusantes sur les biscottes

on a piqué le logo à biskott ? c'est dé-gue-lasse !!!

les nouvelles drôles et amusantes sur les biscottes, sont donc des nouvelles sur les biscottes. La première est un texte de jeunesse de Phiip, la deuxième un devoir de 6è d'Alice retranscrit sans modification aucune.
Faites-nous parvenir vos nouvelles sur les biscottes, et nous les publierons !!

la biscotte, par Phiip (original, non ?)

devoir de 6ème, par Alice


LA BISCOTTE


Etienne esquissa un petit bâillement. Le soleil pénétrant dans la cuisine 1'éclairait d'une lueur blanche quasi-magique. Une légère brise fit frissonner les rideaux, tandis qu'un souffle d'air pur et frais envahissait la pièce toute entière. Etienne se sentit submergé par une douée et tendre vague de bien-être, et il se lova un peu plus profondément dans sa chaise. A la radio, Percy Sledge susurrait que when a man loves a woman, mmmmmmmhh. Sa tendre moitié était sortie faire quelques courses à l'épicerie, et ce samedi de mai s'annonçait paradisiaque.

Etienne rouvrit légèrement les yeux, un rideau flou noyait la pièce dans une douce brume blanche et il attrapa le paquet de biscottes dans le placard derrière lui. Il en sortit une, qui semblait à peine fêlée, mais il n'accorda aucune importance à ce détail, passa la biscotte de la main gauche à la main droite, puis avec cette dernière, il ouvrit le pot au beurre, reposa la biscotte, saisit le couteau avec la main droite qui avait auparavant passé le pot à sa collègue gauche qui le maintenait maintenant fermement, puis il introduit le couteau dans le pot où il racla une fine pellicule de beurre qui s'enroula sur elle même, puis il reposa le pot sur la table entre le bol de lait chaud et le pot de confiture avant d'attraper la biscotte de la main gauche, il assura sa prise et dirigea le couteau vers la biscotte qui ne perdait pas une miette de ce qui se passait, et il posa le couteau sur le haut de la biscotte, compensa habilement la pression supplémentaire avec sa main gauche et commença à étaler le beurre en faisant descendre le couteau vers le bas afin de laisser une fine pellicule de beurre sur la biscotte, mais arrivé en bas de la biscotte il constata qu'au lieu de ça, le beurre, encore frais, s'était collé sur le couteau, et il décida de refaire un passage en appuyant plus fort sur la biscotte avec la main droite.

Etienne avait toujours le sourire. Il avait l'habitude des biscottes récalcitrantes, et sa maîtrise dans le tartinage de la biscotte avait toujours suscité la fascination de ses proches et c'était certainement pas parce qu'il était riche à milliards, ho non, ah ah ah. Il considéra sa biscotte avec un brin de condescendance paternelle, et abordant ce sourire carnassier qui avait fait craquer sa femme, il leva le couteau sur lequel le beurre était toujours collé et le dirigea vers cette charmante petite.

Les premiers millimètres furent un succès total, et le sourire d'Etienne se marqua un peu plus sur son visage vaguement déformé par l'effort et la concentration; A la radio, la musique changea, et Percy Sledge fut remplacée par Félix Grès et Didier Barbelivien dans :
"Qu'est-ce que tu fais pour les vacances ?"
Etienne tiqua légèrement, sa concentration ruinée, mais il ne pouvait pas lâcher la biscotte non pas maintenant, putain plus que deux centimètres...

Le couteau arrivait alors sur la fêlure dans la biscotte, mais Etienne ne la vit pas et il continuait d'appuyer, plus qu'un centimètre et demi, putain j'y suis presque (il n'avait qu'approximativement et superficiellement assimilé les techniques de distinction naturelle, et son langage le lâchait parfois aux moments cruciaux de son existence) putain de bordel de biscotte, tu vas céder oui ou merde salope nooooon je veux dire ne cède pas je...

Etienne s'interrompit brusquement : le craquement qu'il avait entendu était significatif et dans le qu'est ce que tu fais pour les vacances, il réalisa la portée de son acte. Putain la biscotte merde merde merde sa main gauche desserra son étreinte et l'horreur lui apparut de plein fouet dans toute son essence.

La biscotte était brisée.

Elle gisait maintenant sur la table, écartelée en deux morceaux inégaux juste devant ses yeux exorbités. Sous le coup de la frayeur, Etienne recula brusquement et son genou accrocha le pied de la table qui, fragilisée par la tension du tartinage, s'affaissa d'un coup sur ses pieds nus qui n'en demandaient vraiment pas pas tant. Sous la douleur physique qui rejoignait maintenant celle morale, Etienne recula brusquement, ses mains s'accrochèrent au tiroir aux biscottes juste avant que ce dernier, sous le choc de la chaise qui tombait à la renverse, ne se ferme sur les doigts du meurtrier dans un craquement vengeur de mère meurtrie. Quand au bol de lait, il s'était évidemment renversé sur ses cuisses nues, probablement rendu fou par la frustration provoquée par l'absence de biscottes à mouiller.

Tout aurait bien pu se terminer si le placard avait été stable, mais le placard n'était pas stable, et donc il s'écrasa sous le choc. Etienne avait partiellement réussi à se dégager en voyant le danger, mais son bras gauche ainsi que la main gauche qui va avec, étaient restés coincés dessous (pour les doigts, ce n'était pas bien grave, vu qu'ils étaient déjà cassés tous les cinq). Et c'est à ce moment-là que Félisgrédidiébarbelivient firent place à François Feldman dans Petifranque, l'histoire du gamin martyrisé par ses parents, ses collègues de classe, la bouchère et l'épicier et qui trouve refuge auprès d'un pédophile sodomite qui l'initiera enfin aux joies des brûlures de cigarettes sur la plante de ses petits petons, et Etienne sentit son moral baisser en flèche, comme ça, sans raison vraiment valable.

Il essaya alors, et c'est bien naturel, de dégager son bras droit de l'étreinte pressante du placard à biscottes. Il tira donc brusquement sur celui-ci, et celui-ci vint à lui, entraînant le tapis, et le tapis en profita pour amener une copine à lui, la lampe halogène, qui s'écroula sur ce même tapis dont nous venons de parler. Incident sans gravité puisque Etienne put l'éviter, et alors qu'un sourire moqueur naissait sur son visage, elle s'étala dans la flaque de lait que le tapis n'avait pas encore absorbé (les tâches de lait en plus, c'est vraiment dégueulasse, ça pue et tout, hierk !), et provoqua un court-circuit en explosant. Etienne, un peu secousse, se leva en titubant tandis que le tapis prenait feu de tous bords.

Ça sent le lait cramé pensa-t-il pendant que Le Mielleux égrainaît un "t'en fait pas petit Franque, je suis là, regarde ma jolie poupée rose" dans le poste. Etienne sentit la déprime l'envahir, mais pas complètement afin de laisser un peu de place à la panique qui jouait elle aussi l'incruste dans son cerveau. Alors qu'il se dirigeait vers la radio afin d'interrompre le massacre, le feu se propagea aux rideaux, et cela faisait, grâce à la conjonction de l'éclatante lumière du matin et de la blancheur omo, un jeu de lumières pyrotechniques du plus bel effet. Des rideaux, le feu passa aux étagères en bois qui ne tardèrent pas à s'écrouler sur la cuisinière à gaz qui explosa, soufflant Etienne à deux pièces de là (à travers les murs bien sûr), sur le petit tapis vert du vestibule.

Un bref coup de sonnette retentit, et la porte s'ouvrit aussitôt sur Paméla qui, devant le visage brûlé d'Etienne et sa tenue qui harmonisait débraillé chic et look Tour Infernale (vu de la terrasse à la fin du film), elle poussa un :
"Comment ma fille a-t-elle pu épouser un taré pareil ?",
immédiatement suivi d'un humpfl méprisant. Le seul point positif dans ce massacre, c'est qu'elle se dirige vers la cuisine, pensa Etienne harassé pendant que le portemanteau déséquilibré par le poids de l'imperméable de la rombière lui écrasait le côté droit de ce qu'il restait de son faciès pompéiesque. Tiens, il pleut maintenant dehors, pensa-t-il en sentant quelques gouttes de pluie tomber sur son "visage".

Puisant dans ses dernières forces, Etienne se releva péniblement dans un rire hystérique étouffé par le sang qui s'écoulait de sa bouche et il se dirigea clopin clopan vers la salle de bain. Alors qu'il passait devant les grandes baies vitrées du livingue, il aperçu sa femme qui rentrait du village en sifflotant gaiement. Dans la maison, la chaleur se faisait carrément étouffante, et la mégère était toujours hors de vue.

En fait, c'est tout à fait normal : n'importe quelle tuyauterie de gaz aurait explosé pareillement sous l'effet de la chaleur d'une telle fournaise. Après la cuisinière, c'est donc tout ce qui contenait peu ou prou du gaz qui sauta. La déflagration détruisit à peu près toute la maison et souffla Etienne à travers les grandes vitres, le lacérant de coupures diverses et l'humiliant profondément devant son épouse adorée en costume Chanel, rivière de diamants et 90-60-90. Alors que comme un oiseau, comme un avion sans ailes ni pantalon ni rien qu'un lambeau de chemise et encore tâchée de lait, il passait devant sa chère moitié qui en le voyant se rendit compte qu'elle avait oublié le poisson, Etienne essaya de la prévenir du danger qu'elle courait en allant cahin cahan à la maison, mais cette dernière, inconsciente du danger qu'elle courait en allant cahin caha à la maison, continuait son chemin faisant, et se prit un éclat de verre provenant de la grande baie vitrée du livingue dans la trachée artère, et passa donc l'arme à droite (richesse oblige) dans un long soupir légèrement emprunté :
"oh mon Chanel couic..."

Etienne quand à lui, défenestré sur le grand chêne du jardin japonais commença à se sentir un peu fatigué, voire déprimé. La Ferrari gisait sous une des poutres de la chambre de la bonne qui était elle empalée sur le tuyau d'échappement de ladite voiture. De la maison, il ne restait que des cendres, des poutres carbonisées et quelques tâches de lait un peu partout, c'était bien la peine de se casser la tête à faire des quotas si n'importe qui se met à gaspiller comme ça, c'est pas du tout une attitude civique. C'est fini, pensa Etienne, plus rien ne peut m'arriver maintenant.

Une poutre bougea légèrement, soulevant un nuage de cendres et quelques gouttes de lait alentours, et une main droite semi-carbonisée surgit des décombres encore fumants, alors que la radio qui s'était remise en marche entonnait un "let's talk about sex baby, let's talk about you 'n' me" particulièrement moyennement alléchant sinon moins en ces circonstances dramatiques. Au loin, un vrombissement caractéristique annonçait sans erreur possible l'arrivée sur les lieux de la jaguar du reporter de Paris Match (le poids des morts, le chocs des gros tas). Pas de panique, pensa Etienne toujours adossé au chêne qui lui avait brisé les jambes, surtout pas de panique let's talk about sex la la la. Un bras avait suivi la main et précédait une épaule pelée et sanguinolente. Une bouche ouverte dans un hurlement démentiel mais inaudible, striée de longs filets de bave apparut l'instant d'après dans un nuage noir tâché de blanc avec quelques touches purpurines genre sanguinolentes, et Etienne réalisa immédiatement que le cauchemar venait juste de commencer.

La belle-mère était toujours vivante.

Phiip

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Sujet : inventez un conte, utilisez les mots « oeil », « porte » et « clé ». Ces objets devront avoir un rôle dans le déroulement de votre conte.



Dans une boîte en carton, un beau jour d'été, une biscotte discutait avec sa voisine.
Un bruit sonore se fit entendre. Par la fenêtre de l'HLM, une série de biscottes, chacune à son tour, regardait l'étrange animal. Celui-ci fit tomber la demeure de ces demoiselles et sema la panique à l'intérieur. Notre biscotte, furieuse et blessée, mit sa brosse à dent, son mouchoir et son livre de chevet dans un panier et partit chercher un appartement plus calme. Elle se dirigea dans une maison voisine, vit un appartement semblable à son ancien.

Une clé se trouvait accrochée à la poignée de la porte. Après l'avoir glissée dans le trou de la serrure et l'avoir retirée, un oeil vert vif la fixait avec intérêt. Biscottine (car elle s'appelait ainsi) prit son livre et regarda la table des matières.
- Comment faire de la gelée de groseille… comment danser le souris souris souris… comment suivre un régime, comment…

Et au bout d'une demi-heure :
- Enfin j'y suis ! s'exclama-t-elle. Comment ouvrir une porte.
Elle lut et effectua la notice.
- Proposez à la porte de la mousse au chocolat… Voulez-vous de la mousse au chocolat ?
- ...
- Si personne ne répond, ouvrez la porte… J'ouvre la porte…
L'oeil solitaire réfléchissait à la dernière question posée par notre héroïne. Il ne s'occupait plus d'elle. Donc, cette dernière en profita pour ouvrir la porte. La clé tomba sur l'oeil et l'écrasa.


Plus d'ennemi, plus d'ennuis, une maison bien à elle : le bonheur d'une biscotte !

Alice, Classe de 6ème

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